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Histoire de la libération |
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Américains et Allemands face-à-face, la vie continue |
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Parmi les témoignages sur la Libération de Thionville, celui-ci aurait pu n'être qu'un fait divers si le colonel Polk, qui commandait la 3ème groupe de Cavalerie US, n'en avait parlé dans la correspondance qu'il entretenait avec sa femme.
Le 16 septembre 1944, Jim Reid, soldat de 1ère classe au 345e groupe d'artillerie de campagne rattaché à la 90e division, est en observation sur une terrasse de l'hôtel Métropole, place Marie-Louise à Thionville, lorsqu'il est pris pour cible par un "sniper" allemand.
Ce dernier le vise depuis un bunker sous l'actuel viaduc de Beauregard. Il sera blessé au bras. Cet événement, banal en temps de guerre, prend un tout autre sens si on le rapproche du commentaire du colonel Polk, qui écrivait à son épouse, le 2 octobre 1944, alors qu'il séjournait également à l'hôtel Métropole. "Il y a tellement de choses incongrues dans cette guerre... Une chose en particulier : j'étais dans un des postes de tireur dominant la rivière Moselle; s'y trouvait un soldat en train de rechercher une cible. Dans la même pièce et en danger de mort, évidemment, déjeunaient une femme et ses deux enfants... Au dernier étage d'un hôtel (le Métropole. ndlr), un poste d'observation pour l'artillerie est en activité, et à l'étage en dessous, les gens vivent. Hier, nous avons attrapé des gamins près du front qui lançaient des montgolfières, d'autres voulaient voir nos batteries d'artillerie. L'un d'eux a été tué l'autre jour, mais cela n'a été d'aucune utilité. Nous n'avons pas assez de soldats pour les chasser".
Jim Reid, âgé aujourd'hui de 79 ans, sera présent avec le groupe de vétérans de la 90e division US, du 10 au 17 novembre. | |